En 2026, la Bretagne confirme son statut de région dynamique, malgré un contexte économique national parfois morose. Avec un taux de chômage parmi les plus bas de France, une activité économique qui résiste et des secteurs clés en tension, la région affiche une résilience remarquable. Pourtant, derrière ces indicateurs positifs, se dessinent des défis persistants : ralentissement de l’emploi intérimaire, hausse des inscriptions à France Travail, et difficultés de recrutement dans certains secteurs. Qui sont les gagnants et les perdants de cette conjoncture bretonne ? Quels sont les leviers pour maintenir cette vitalité économique ?
À retenir
- Un taux de chômage stable et bas : 6,4 % au 4e trimestre 2025, soit 1,5 point de moins que la moyenne nationale.
- Un emploi salarié globalement stable, mais des disparités sectorielles : l’agriculture progresse (+2,5 %), tandis que l’intérim recule (-2,7 %).
- Une hausse des inscriptions à France Travail (+3,5 % sur un an), reflétant une pression accrue sur le marché du travail.
- Des créations d’entreprises en légère baisse, mais un dynamisme maintenu grâce aux micro-entrepreneurs (+7,9 %).
- Un tourisme en demi-teinte : hausse de la fréquentation hôtelière, mais repli dans les autres hébergements collectifs.
Un marché du travail breton toujours dynamique, mais sous tension
Un chômage maîtrisé, mais en légère hausse
Au 4e trimestre 2025, la Bretagne affiche un taux de chômage de 6,4 %, en légère augmentation par rapport à l’année précédente (+0,5 point), mais toujours bien inférieur à la moyenne nationale (7,9 %). Cette performance place la région au deuxième rang des territoires les moins touchés par le chômage, juste derrière les Pays de la Loire. Cependant, cette stabilité apparente cache des disparités départementales : le Finistère et les Côtes-d’Armor enregistrent les hausses les plus marquées, tandis que le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine résistent mieux-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Taux de chômage par département (4e trimestre 2025) :
- Côtes-d’Armor : 6,4 %
- Finistère : 6,7 %
- Ille-et-Vilaine : 6,4 %
- Morbihan : 6,0 %
L’emploi salarié : une stabilité globale, mais des secteurs en difficulté
Une légère baisse de l’emploi salarié total
Au 4e trimestre 2025, la Bretagne compte 1 326 700 emplois salariés, soit une quasi-stabilité sur un an (+0,1 %). Cette performance contraste avec la tendance nationale, où l’emploi salarié recule de 0,2 %. Cependant, cette stabilité globale masque des évolutions contrastées selon les secteurs-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Évolution de l’emploi salarié par secteur (4e trimestre 2025) :
- Agriculture : +2,5 % (38 200 emplois)
- Industrie : +0,2 % (184 200 emplois)
- Construction : +0,1 % (81 300 emplois)
- Tertiaire non marchand : +0,1 % (444 900 emplois)
- Tertiaire marchand : -0,1 % (569 600 emplois)
L’intérim en repli
L’emploi intérimaire, souvent considéré comme un indicateur avancé de la conjoncture, recule de 2,7 % en Bretagne sur un an, avec 41 000 emplois au 4e trimestre 2025. Cette baisse, plus marquée que la moyenne nationale (-0,7 %), touche particulièrement le Finistère (-5,1 %) et le Morbihan (-3,2 %). Ce repli reflète une certaine prudence des entreprises face à un environnement économique incertain-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
France Travail : une pression accrue sur le marché du travail
Une hausse des inscriptions
Le nombre d’inscrits à France Travail en catégories A, B, C atteint 225 000 au 4e trimestre 2025, en hausse de 3,5 % sur un an. Cette progression, supérieure à la moyenne nationale (+1,6 %), s’explique en partie par l’intégration de nouveaux publics (bénéficiaires du RSA, jeunes en contrat d’engagement, etc.) et par un durcissement des règles d’actualisation. La catégorie A, qui regroupe les demandeurs d’emploi sans activité, augmente de 5,9 %, soit 104 660 personnes-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Des offres d’emploi en légère reprise
Malgré cette pression, le nombre d’offres d’emploi collectées par France Travail repart à la hausse (+4,5 % sur un trimestre), après plusieurs mois de repli. Avec 16 100 offres au 4e trimestre 2025, la Bretagne suit une tendance nationale similaire (+5,0 %). Cependant, cette reprise reste fragile, notamment dans les Côtes-d’Armor (-21,4 % sur un an) et le Finistère (-9,5 %)-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Entreprises : entre créations et défaillances
Un léger repli des créations d’entreprises
Au 4e trimestre 2025, la Bretagne enregistre 10 960 créations d’entreprises, soit une baisse de 1,0 % pour les entreprises classiques et une hausse de 7,9 % pour les micro-entrepreneurs. Sur l’année, la région affiche une progression de 4,4 %, portée par l’Ille-et-Vilaine (+6,0 %) et le Finistère (+3,9 %). Ce dynamisme entrepreneurial contraste avec le ralentissement observé au niveau national, où les créations d’entreprises progressent de 8,5 %-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Une hausse des défaillances
En revanche, les défaillances d’entreprises augmentent de 1,8 % en Bretagne sur un an, avec 2 540 défaillances enregistrées entre mars 2025 et janvier 2026. Cette tendance, bien que moins marquée qu’au niveau national (+4,1 %), rappelle la vulnérabilité de certaines entreprises face à un environnement économique plus difficile-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Tourisme : une saison contrastée
Une fréquentation hôtelière en hausse
Le secteur touristique breton affiche des résultats mitigés. La fréquentation hôtelière progresse de 13,7 % dans les Côtes-d’Armor et de 46,4 % en Ille-et-Vilaine sur les trois derniers mois de 2025, tirée par une demande soutenue. Cependant, les autres hébergements collectifs (résidences, gîtes, etc.) enregistrent un repli de 7,4 % sur un an, signe d’une saison touristique inégale-de-bord-conjoncture-bretagne-2026.
Conclusion : une Bretagne résiliente, mais vigilante
La Bretagne de 2026 incarne une région résiliente, capable de maintenir un marché du travail dynamique et un taux de chômage bas, malgré un contexte national moins favorable. Pourtant, les signaux de ralentissement sont bien présents : repli de l’intérim, hausse des inscriptions à France Travail, et difficultés persistantes dans certains secteurs comme la construction ou le tourisme.
Pour préserver son attractivité et son dynamisme, la Bretagne devra continuer à innover, notamment en matière de formation et d’accompagnement des demandeurs d’emploi, tout en soutenant ses secteurs clés. La capacité des acteurs locaux à anticiper les mutations économiques et à renforcer l’attractivité du territoire sera déterminante pour écrire les prochains chapitres de cette success story bretonne.